mardi 16 avril 2013

Karim en prison et après? Galéjades des gouvernants

On dirait que l'arrestation de Karim Wade réjouit les sénégalais, du moins la majeure partie qui se sont exprimés sur le sujet sur les ondes des différentes radio de la place. Dans les journaux d'aujourd'hui, le fils de Wade occupe naturellement la Une de tous les quotidiens. Normal! Et ça se comprend. Par contre, des termes reviennent souvent dans les papiers des journaliste "le puissant ministre du ciel et de la terre", au fond du trou", "Karim est devenu comme tout le monde", comme si au fond, personne ne le personne ne le percevait comme un citoyen comme les autres. Sur une radio de la place, il s'en est fallu de peu pour qu'un journaliste ne jubile en direct sur la radio. Dans les habits d'un donneur de leçons, le monsieur laissait libre cours à une certaine haine, perceptible, évidente. "Il n'y a pas par exemple de maternité à Matam.Si quelqu'un a pris un centime des deniers publics, il doit le rembourser"etc. Il ne s'entendait pas, puisqu'il ne s'écoutait même pas, dominé par ce vilain sentiment, la haine qui hélas comme un voile devant les yeux, empêche de voir l'évidence, l'essentiel, l'important. Et, justement, l'important ce n'est pas d'emprisonner Karim Wade pour montrer aux gens qu'il est comme les autres. Parce que'en réalité Karim a toujours été  comme tout le monde. Certains le peignaient cependant comme une sorte de "demi-dieu".
 L’essentiel n'est pas d'enfermer à Reubeuss Abdoulaye Wade, Oumar Sarr, Madické Niang, Samuel Sarr ou untel autre. ON S'EN FOUT! De toute façon il n'y a que la justice divine qui est juste.
L'important c'est de trouver une solution aux urgences des populations. Les urgences sont en termes très simple: avoir de quoi manger, se soigner quand on est malade, donner aux enfants une bonne éducation, régler le lancinant problème des enseignants, donner du travail aux jeunes..., remédier aux soucis dus aux inondations dans la banlieue et un peu partout dans le pays. Qu'on arrête Karim Wade! Soit. Mais quel est l'impact dans le panier de la ménagère? Qu'est ce que cela peut rapporter au pauvre paysan au fin fond du Sénégal? etc. Le problème c'est qu'en un an de pouvoir, tout le monde, sauf les gouvernants bien sur, a senti la vie durcir, tout le monde a été obligé de serrer la ceinture. Tout le monde suffoque sous la lourde charge de la vie au quotidien. Tout est devenu plus cher, l'eau, l’électricité, le loyer, les denrées de premières nécessité, tout, tout, tout! Alors? Qu'on nous parle de rupture, de redressement, et autre théorie, c'est du dilatoire! Galéjades d'un pouvoir qui tâtonne et hésite. Bien sur des choses ont changé,mais en pire.

Rouguya

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