mercredi 29 février 2012

Agression de journalistes en Tunisie:Stop!!!!!!

Communiqué de presse

La FIJ condamne l’agression des journalistes en Tunisie
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a fermement condamné aujourd’hui la violence perpétrée par les forces de l’ordre contre les journalistes tunisiens le weekend dernier à Tunis. Au moins six journalistes ont été pris à partie par les forces de police qui tentaient de les empêcher de couvrir une manifestation devant le ministère de l’Intérieur. « Nous avons été choqués par la violence gratuite dont ont été victimes nos collègues tunisiens samedi dernier », a déclaré Jim Boumelha, Président de la FIJ. « Il est inacceptable que les forces de sécurité attaquent les journalistes dans l’exercice de leur profession et nous exigeons des mesures concrètes de la part des autorités à l’encontre des responsables de ces actes ».
Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJ), affilié à la FIJ, des journalistes qui couvraient une manifestation organisée par la Fédération des travailleurs tunisiens ont subi des violences de la part des forces de l’ordre. Certains d’entre eux ont reçu des coups, dont notamment Aymand Rezqi, Zuhair Zwedi, Ali Jalali, Nabil Zghoud, Muna el Bouazia et Ahalm el Abadalli.
Le SNJT accuse les autorités de mener une campagne visant à contrôler les médias, une pratique courante sous le régime déchu de l’ancien président Ben Ali. Le syndicat a organisé une manifestation pour condamner les incidents de samedi et a appelé le parlement à rappeler la police à l’ordre.
La FIJ soutient les revendications des journalistes et estime que le gouvernement n’a toujours pas fait preuve de la bonne foi de son engagement à promouvoir la liberté de la presse. La Fédération appelle les responsables politiques à donner des consignes claires aux forces de sécurité pour respecter les droits des journalistes.
« Nous tenons les autorités pour responsables de la sécurité des journalistes en Tunisie », a ajouté M. Boumelha ; « Il est déplorable que l’attitude des forces de l’ordre vis-à-vis des journalistes n’ait pas changé depuis la révolution et les déclarations des nouvelles autorités en faveur du respect de la liberté de la presse. Nous exhortons les autorités à fournir plus d’efforts pour changer la situation».



Pour plus d'information, veuillez contacter la FIJ au + 32 2 235 22 07

La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 134 pays







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