mercredi 21 juillet 2010

«GRIS BORDEAUX HERITIER DE MOUSTAPHA GUEYE, MAIS… »

Lutte : Moussa Ngingue, «sorcier» de Fass Des mois après la période trouble traversée par Fass, Moussa Ngingue surnommé le sorcier de Fass, s’est prononcé sur ses rapports avec l’écurie. Son départ de l’encadrement mystique des pensionnaires de Fass coïncidant avec la retraite de Moustapha Guèye «Tigre de Fass», Moussa a apporté des éclaircissements sur les raisons de sa décision et par ricochet, a donné son avis sur l’intronisation par Tapha de Gris Bordeaux comme, désormais chef de file de l’écurie. Il était l’invité de l’émission «Rétros Sports» animée par Pape Dieng sur les ondes de la radio Sud Fm en début de semaine. Moussa Ngingue constitue une figure emblématique de écurie de Fass. Mais, c’est désormais officiel, que le «sorcier de Fass» n’est plus dans l’encadrement mystique des pensionnaires de la mythique écurie de Fass. Car, l’aspect mystique est déterminant dans la carrière des jeunes lutteurs et Moussa Ngingue est d’avis que c’est décisif à 50% dans un combat. Cet homme est pourtant l’un des piliers de l’écurie et a assisté à la carrière de Mbaye Guèye le premier «Tigre de Fass» et a été d’un grand soutien à celle de son frère Moustapha Guèye, avant de soutenir Gris bordeaux dans les moments les plus décisifs de sa jeune carrière de lutteur. «Je me retire de l’encadrement mystique des lutteurs de Fass. Même si un parent me demandait personnellement de m’occuper de son fils, je dirai non» a-t-il déclaré, avant de poursuivre que «seul Fass a le pouvoir de me faire revenir, pas quelqu’un d’autre». Cependant, Moussa Ngingue reste dans le comité directeur de l’écurie car, «pour tout l’or du monde, je ne pourrai intégrer une quelconque autre écurie ou école de lutte du pays. Mon honore me l’interdit. Je suis de tout cœur avec l’écurie et je reste un fervent supporter de Fass» a-t-il ajouté. Mais il ne blâme pas pour autant tous ces anciens dirigeants tels Katy Diop, Toubabou Dior, Mbaye Cissé, qui ont quitté la formation de Fass pour aller créer des écuries et écoles de lutte. «Tout se passe entre eux et moi en toute sportivité» dit-il. Et, sur l’intronisation de Gris Bordeaux comme troisième «Tigre de Fass» par Moustapha Guèye qui va faire son jubilé au mois d’Août, Moussa Ngingue de commenter, «il le mérite certes, mais c’est un héritage très lourd à porter. Gris Bordeaux à intérêt à s’entraîner et à travailler davantage avec beaucoup plus de rigueur, moins de sorties. Il doit faire une introspection et prendre conscience de la grande mission et de la tâche qui l’attendent». Sur la même lancée, Moussa Ngingue a évoqué ses relations avec Gris Bordeaux qui seraient selon lui au beau fixe. Il s’est souvenu à l’occasion de la grande confiance que gris avait placé en lui lors de son combat face à Bombardier,le B 52 de Mbour. «J’ai eu une de mes plus grandes satisfactions, jamais égalée, lors ce énorme. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais mis les bouchées doubles dans la préparation mystique. Et, la veille de cette rencontre, Gris Bordeaux avait l’assurance qu’il allait gagner face à Bombardier qui est pourtant un lutteur très armé sur le plan mystique». Mais la révélation de taille, c’est quand Moussa Ngingue clame haut et à qui veut l’entendre «je n’ai jamais été payé par quelconque lutteur. Pas en argent encore moins à travers des cadeaux ou présents. Je n’ai jamais acquis un moindre centime de la part d’un lutteur. Il n’y a que l’honneur de Fass qui me faisait courir. Alors quand je décide de me retirer, qu’on me laisse partir». Et, à propos de l’engouement de tous ces jeunes vers la lutte, et ces nombreux licenciés qui ne parviennent pas à dérocher de combat durant la saison Moussa Ngingue déclare que, «dans cette génération actuelle de jeunes, il manque des lutteurs de talents. Ce sont juste des mastodontes des l «kamikaze» venus chercher à faire fortune. Le talent n’y est pas». Rokhaya THIAM

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je trouve que l'article est bien écrit. Courage