lundi 19 juillet 2010

COUPURES INTEMPESTIVES DE L'ELECTRICITE : CRAIGNONS LES EMEUTES

Avec les coupures intempestives de l’électricité se généralisant sur l’étendu du territoire national, les populations sénégalaises sont exaspérées et n’arrivent plus à prendre supporter davantage les conséquences du manque de courant au quotidien. La tension monte de jour en jour et il n’est pas à exclure des émeutes dans la capitale si la situation ne s’améliore pas. La tension sociale due aux longues coupures de l’électricité est palpable dans toutes les grandes villes du pays. L’Etat sénégalais devrait une bonne fois pour toutes, apporter une solution durable et définitive à la question de l’électricité. Chaque année à pareille période, les populations ont du mal à être correctement servi par la Senelec. Tantôt la raison invoquée des délestages ce sont les eaux de pluies ou une panne d’un central important, tantôt c’est le fuel utilisé par la Senelec qui mérite désormais son sobriquet de «société des ténèbres». C’est à se demander si dans les villes Sénégalaises tout le monde peut avoir l’électricité chez soi. Il semble que la demande est beaucoup plus forte que l’offre. Et, ces coupures intempestives de l’électricité ont fini par causer un désarroi au peuple sénégalais. Car la grande équation des sénégalais aussi bien dans certaines entreprises que dans les ménages, c’est comment s’organiser au quotidien sans l’électricité. Les conséquences sur le plan économique sont multiples. Dans le secteur informel, le travail est au ralenti. Les petites entreprises de métallurgie, menuiserie ébéniste, soudeurs, les tailleurs, gérants de cybers café entre autres, se tournent les pousses du matin jusque vers la fin de l’après-midi. Leurs chiffres d’affaires baissent et beaucoup d’employés du secteur informel risquent de se retrouver au chômage au rythme où vont les délestages de l’électricité. A combien s’estime les pertes par mois, par an ? Dans les ménages, la conservation de certaines denrées alimentaires tels les poissons, la viande et les légumes est un véritable problème. Dans certains quartiers, l’eau se fait rare car la pression diminue lorsqu’il y a coupure de courant. S’y ajoute le fait qu’il est quasiment impossible de dormir en paix entre la canicule qu’il fait le jour et les moustiques le soir. Les populations n’ont pas manquer de manifester leur ras-le-bol dans aux autorités de manière spontanée dans différentes villes du pays. A Thiès, Rufisque, Mbour et dans certains quartiers de la capitale, le ton est déjà donné. Et, le contraste avec cette «pénurie généralisée de courant», c’est qu’il est incompréhensible que le coût du courant ne cesse d’augmenter. Et, l’on peut passer jusqu’à quatre heures à faire la queue, juste pour payer une facture d’électricité. Pour pallier à cette situation désagréable, beaucoup d’entreprises et certaines familles qui en ont les moyens se procurent un groupe électrogène. Mais, cela coûte les yeux de la tête d’autant plus que le prix du carburant est aussi très cher. Dans la recherche de solutions à la crise de l’électricité, certains préconisent la privatisation. Pourtant nous sommes bien en Afrique Sub-Saharienne et le soleil, une source d’énergie sure, inonde tous les pays de a sous région. Les Etats d’Afrique de l’Ouest devraient se mettre au plus vite à l’énergie solaire. Le gouvernement sénégalais pour sa part, à grand intérêt à vite éteindre cette braise de l’électricité avant qu’elle ne devienne la goutte d’eau qui va faire déborder le vase des sénégalais. Rokhaya THIAM

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