mercredi 9 décembre 2009

«Tant que la Rts ne portera pas bien, pas question d’une Sopi Tv ou d’une Sopi Fm».

Mouvement d’humeur, grogne et menaces des syndicalistes de la Rts Face à des retards de paiement des salaires répétitifs, les syndicalistes de la Rts ont tenu ce mardi une assemblée générale pour protester contre cet état de fait et dans la même lancée, réclamer le départ du directeur général Babacar Diagne, qu’ils accusent de mal gérer la boite et d’avoir fait de la télévision nationale, juste un moyen de «rendre Me Abdoulaye Wade visible et lisible». Ils réclament désormais la démission du directeur général. Les camarades Lucky Patrick Mendy, en particuliers les travailleurs de la Rts devant percevoir leurs salaires via une banque, ont eu un mouvement d’humeur arborant chacun un brassard rouge à la main, et fustigé la gestion de Babacar Diagne, actuel directeur général de la radio télévision nationale. Le prétexte de l’assemblée générale tenue ce mardi dans les locaux de la boite, était certes un retard de paiement des salaires, mais par ricochet, les syndicalistes ont décrié la gestion du volet social négligé selon eux par la direction générale, une sorte de trafic d’influence sur certains agents et la dilapidation de fonds devenue monnaie courante dans cette structure. Lucky Patrick Mendy, très remonté contre la direction de la Rts, a dénoncé le laxisme qui sévit dans la boite dans le traitement des salaires des travailleurs. Un paiement qui, selon le syndicaliste, se ferait en deux vitesses en d’autres termes, un traitement ségrégatif des agents. Tantôt le virement des salaires se fait en retard dans une telle banque, tantôt c’est une autre institutition alors ceux qui perçoivent à la caisse ont été servi depuis belle lurette. «Nous en avons maintenant assez d’être payé toujours les derniers et en retard. Cela se répercute jusque dans nos familles car nos enfants vont dans des écoles privées et nous sommes pour la plupart des locataires et payons souvent nos loyers avec un certain retard. Or, la loi exige que l’on paie les salaires à des intervalles réguliers» a déclaré Lucky Patrick Mendy. Les syndicalistes de la Rts poursuivent leur revendications et vont jusqu’à brandir une menace voilée «tant les problèmes de la boite ne seront pas réglés et que la Rts ne se portera pas bien, il n’est même pas question pour le gouvernement d’envisager une Sopi Tv ou une Sopi Fm. Nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour empêcher un tel projet de se réaliser». A ce propos, il faut souligner que le projet du président Wade consiste à créer une télévision panafricaniste qui serait logée dans les locaux de la Rts sur un terrain vague situé juste derrière le bâtiment central de la boite. En ironisant, les syndicalistes ont déclaré que «la mission du directeur général Babacar Diagne, consistait juste à rendre le président de la République Abdoulaye Wade visible et lisible. Et sur ce, il a bien réussi». Et, Diaw Faye un camarade lui aussi monté au créneau pour ajouter que, il n’ya pas que le problème des salaires, les conditions de travail ne sont pas réunis et pour preuve, une boite nationale comme la Rts n’aurait même pas un groupe électrogène fonctionnant correctement. La gestion du volet social, décriée par les camarades de Diaw Faye est encore source d’interminables contestations des agents qui disent désormais refuser «de servir de faire valoir au Dg Babacar Diagne qui ne cherche qu’à sauver son fauteuil». Dans les prochains jours ils menacent de passer à la vitesse supérieure mais décident d’observer dès à présent un débrayage, de 10 heures à midi, tous les matins, en attenant d’élaborer une stratégie de lutte. Quant à la journée d’investissement humain prévu ce samedi 12, les compagnons de Lucky Patrick Mendy déclarent haut et fort à qui veut l’entendre, qu’ils n’y prendront pas part. Car, disent les syndicalistes «il a été prévu dans le budget de la Rts, un financement pour engager un service professionnel pour le nettoyage des bureaux et locaux de la Rts. Il n’est pas question pour nous de passer une journée à respirer la poussière alors les boss seront tranquillement assis dans leurs bureaux. C’est pour ces raisons et pleines d’autres que les syndicalistes exigent désormais la démission de Babacar Diagne. Rokhaya THIAM

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