mardi 22 décembre 2009

L'étau se resserre autour de Dadis Camara

Rapport des Nations unies: l'étau se resserre autour de Camara Selon le rapport de la Commission d'enquête internationale sur les massacres et les violences de la fin septembre 2009 en Guinée, les enquêteurs estiment qu'au moins 156 personnes ont été tuées dans la répression et 109 femmes ou jeunes filles ont été violées et parfois mutilées. La Commission parle de crimes contre l'humanité et en impute notamment la responsabilité à Moussa Dadis Camara. Elle réclame, pour le chef de la junte et les autres responsables comme le lieutenant Toumba Diakité et le commandant Moussa Tiegboro Camara, la saisie de la Cour pénale internationale. Moussa Dadis Camara semble aujourd'hui pris à son propre piège. C'est en effet le chef de la junte qui, après la sanglante répression de la fin septembre, avait demandé la venue d'une commission d'enquête internationale à Conakry. Le passage des Nations unies dans la capitale guinéenne avait déjà ébranlé la fragile union autours du bouillonnant capitaine. Et pour cause, c'est après avoir incriminé son aide de camp devant la commission que Moussa Dadis Camara a été victime d'une tentative d'assassinat de la part du lieutenant Toumba Diakité. L'étau de la justice internationale commence à se refermer La publication de ce rapport très attendu constitue donc un nouveau coup dur pour le chef du CNDD et son entourage le plus proche. Déjà physiquement affaibli, Dadis Camara voit maintenant l'étau de la justice internationale commencer à se refermer sur lui. Pour l'heure, la CPI n'a pas encore été officiellement saisie du dossier guinéen mais depuis novembre le procureur Moreno Ocampo examine la situation sur place et la cour devrait envoyer une équipe à Conakry début 2010. Si les Nations unies contribuent avec ce rapport à retirer le capitaine Dadis Camara du paysage politique guinéen, indirectement elles font le jeu de son remplaçant Sekouba Konaté. Ce dernier n'est en effet pas mis en cause et des diplomates comme des opposants le considèrent comme une alternative crédible à un chef de l'état toujours au Maroc. Source RFI

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