lundi 5 octobre 2009

INSÉCURITÉ DANS LES BOITES DE NUITS ET DISCOTHÈQUES


Normes de sécurité bafouées, drogue et agressions


Les jet-setteurs de Dakar apprennent que l’insécurité règne dans les discothèques, boites de nuits, dancing, cabarets et restaurants de la place depuis que le feu s’est déclaré en pleine soirée au Madison Night samedi dernier lors d’une soirée animée par Pape Diouf et son groupe. Les gérants des boites de nuit laxistes, oublient de respecter certaines mesures de  sécurité en cas de catastrophe.
En effet, il est lamentable de constater que les gérants de discothèques, restaurants et boites de nuit, ces établissements accueillant pourtant beaucoup de personnes, négligent la sécurité des clients fréquentant ces lieux. Pourtant tout établissement recevant du public doit respecter des normes de sécurité strictes à savoir, les matériaux utilisés, les issues de secours, les extincteurs, etc.. Les gérants réalisent des chiffres d’affaires acceptables et encourageants car, ce sont des «milieux» qui accueillent du monde et par conséquent, des endroits où on doit prévoir à chaque fois l’éventualité qu’un problème ne survienne. Avec des risques de débordements, au lieu de prévoir plusieurs issues de secours en cas de catastrophe comme cela a failli se produire samedi dernier, le Madison n’a qu’une seule porte d’entrée et de sortie. Une issue par où ne peuvent pas passer deux personnes à la fois. Ce qui a créé une panique générale, ce week-end dernier. D’ailleurs selon le  témoignage de A. Diagne, présente lors de la fameuse soirée du samedi au Madison, «quand l’incendie s’est déclaré, certains ont eu peur et cherchaient à se sauver sur-le-champ. Malheureusement, il n’y avait qu’une seule issue, c’est la porte d’entrée de la boite et elle était bloquée par une foule immense qui tentait de sortir, tout le monde à la fois. Alors les clients qui étaient dans le restaurant en haut, assis à la terrasse en train de manger ont tout simplement sauter pour sortir».
Qui est chargé du contrôle des normes de sécurité dans les discothèques, boites de nuit, restaurants ? Est ce que les agents chargés de surveiller et de contrôler, les établissements de nuit font correctement leur travail ? Car, la question est de savoir si tous ces dancing, cabarets, discothèques, bars et restaurants de Dakar répondent aux normes de sécurités pré-établies et comment sont délivrées les licences.
En tout cas, l’incident de samedi passé a au moins un aspect positif ; celui de mettre à nu le laxisme et l’insécurité grandissantes dans ces établissements accueillant pourtant de nombreux clients toutes les nuits. C’est une occasion d’interpeller les gérants de discothèques ou boites de nuit pour davantage plus de sécurité dans ces établissement qui accueillent en cette période de l’année, beaucoup de clients. En outre, l’insécurité dans les discothèques, dancing et boites de nuits ne se limite pas qu’à cela. Seul l’aspect pécunier intéresse les gérants ce explique que certains passent outre les normes de sécurité et laissant entrer trop de clients dans leurs établissements, créant du coup à l’intérieur des dancings une atmosphère de surpeuplement désagréable, provoquant parfois chez certains clients des malaises, faute d’une aération normale. Aussi, d’autres clients courent le risque de troubles auditifs à cause des décibels débités, la musique  étant souvent trop forte. On venait en boite, dans un discothèque, un restaurant pour passer du bon temps, manger dans le calme, la tranquillité et s’éclater en paix dans une ambiance saine.  Mais depuis un certains temps, hormis ce genre d’incident comme un incendie ou une bousculade, on se fait  voler, embarque à bord d’un taxi  douteux, se fait agresser en dehors des discothèques. Et, le risque d'entrer en contact avec des drogues comme le chanvre et la cocaïne est réel, les discothèques étant très souvent le terrain de prédilection des revendeurs, surtout après certaines soirées mondaines.
Le laxisme des gérants demeure  en matière sécurité. Il y a souvent quelques deux ou trois videurs postés à l’entrée des discothèques, à l’intérieur, un effectif restreint qui peine à gérer les demandes multiples des clients. On apprend que beaucoup de discothèques de renom dont on va taire les noms par craintes de représailles n’ont pas d’issues de secours.

Rokhaya THIAM

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